{"id":4570,"date":"2021-07-19T21:53:42","date_gmt":"2021-07-19T21:53:42","guid":{"rendered":"https:\/\/placedesnations.org\/?p=4570"},"modified":"2021-07-19T21:57:40","modified_gmt":"2021-07-19T21:57:40","slug":"la-montee-des-eaux-du-lac-tanganyika-provoque-des-besoins-humanitaires-urgents-au-burundi","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/placedesnations.org\/index.php\/2021\/07\/19\/la-montee-des-eaux-du-lac-tanganyika-provoque-des-besoins-humanitaires-urgents-au-burundi\/","title":{"rendered":"La mont\u00e9e des eaux du lac Tanganyika provoque des besoins humanitaires urgents au Burundi"},"content":{"rendered":"\n<p>Au cours des deux derni\u00e8res ann\u00e9es, de fortes pluies persistantes, suivies d&rsquo;inondations, de glissements de terrain et de vents violents, ont fait monter les eaux du lac Tanganyika \u00e0 des niveaux dangereux, engloutissant des routes enti\u00e8res, des march\u00e9s, des cours d\u2019\u00e9cole et des \u00e9glises. Bienvenues dans un premier temps, les pluies diluviennes ont rapidement commenc\u00e9 \u00e0 semer le chaos dans la vie et les moyens de subsistance des habitants du Burundi et dans toute la sous-r\u00e9gion. Le deuxi\u00e8me lac le plus profond du monde &#8211; et 600 km de large \u00e0 ses points les plus longs &#8211; est partag\u00e9 entre le Burundi, la Tanzanie, la Zambie et la R\u00e9publique d\u00e9mocratique du Congo &#8211; et aucun pays n&rsquo;a \u00e9t\u00e9 \u00e9pargn\u00e9 par la d\u00e9vastation.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Rien qu&rsquo;au Burundi, plus de 52.000 personnes ont \u00e9t\u00e9 touch\u00e9es par les inondations depuis mars de cette ann\u00e9e, selon la matrice de suivi des d\u00e9placements de l\u2019Organisation internationale pour les migrations (<a href=\"https:\/\/www.iom.int\/fr\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">OIM<\/a>), bien que le nombre r\u00e9el soit probablement beaucoup plus \u00e9lev\u00e9. Pr\u00e8s de la moiti\u00e9 ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9plac\u00e9es \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur du pays et des milliers de maisons ont \u00e9t\u00e9 inond\u00e9es. &nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Des champs entiers de cultures ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9truits &#8211; une perte d\u00e9vastatrice d&rsquo;au moins une ann\u00e9e de stocks alimentaires pour plus de 90% de Burundais qui d\u00e9pendent de l&rsquo;agriculture de subsistance.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Le Burundi fait partie des 20 pays les plus vuln\u00e9rables aux changements climatiques, et il est aussi l&rsquo;un des moins bien pr\u00e9par\u00e9s \u00e0 les combattre en raison de la gravit\u00e9 exceptionnelle des risques naturels. En mai 2021, le pays comptait 127.775 d\u00e9plac\u00e9s internes, dont 54% de femmes. Environ 85% de ces d\u00e9placements ont eu lieu en raison de catastrophes.<\/p>\n\n\n\n<p>Il n\u2019est gu\u00e8re r\u00e9confortant de constater que la r\u00e9ponse d&rsquo;urgence du pays souffre d\u2019un sous-financement chronique. Selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (<a href=\"https:\/\/www.unocha.org\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">OCHA<\/a>), seuls 17% des 194,7 millions de dollars n\u00e9cessaires pour le Plan de r\u00e9ponse humanitaire du Burundi 2021 ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9unis. Peu de fonds suppl\u00e9mentaires ont \u00e9t\u00e9 affect\u00e9s au Plan de r\u00e9ponse \u00e0 la crise au Burundi 2021 r\u00e9cemment publi\u00e9 par l&rsquo;OIM.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab Actuellement, les gens n&rsquo;ont nulle part o\u00f9 retourner. Ils ne savent pas quand sera leur prochain repas \u00bb, d\u00e9clare Michael Asima, Coordonnateur de l&rsquo;urgence et de la pr\u00e9paration pour l&rsquo;OIM au Burundi. \u00ab Il est essentiel que nous obtenions davantage de fonds pour r\u00e9pondre aux besoins imm\u00e9diats des plus vuln\u00e9rables \u00bb.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Dans le m\u00eame temps, l&rsquo;\u00e9quipe d&rsquo;urgence de l&rsquo;OIM et les partenaires humanitaires se mobilisent, aux c\u00f4t\u00e9s du gouvernement du Burundi, pour r\u00e9pondre aux besoins les plus urgents des personnes les plus vuln\u00e9rables. L&rsquo;acc\u00e8s \u00e0 un abri s\u00fbr, \u00e0 l&rsquo;eau potable, \u00e0 des services d&rsquo;hygi\u00e8ne de base et \u00e0 un soutien en mati\u00e8re de protection figure en t\u00eate de liste.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>La survenue des inondations est in\u00e9vitablement marqu\u00e9e par une cruelle ironie : l&rsquo;an dernier, \u00e0 peu pr\u00e8s au m\u00eame moment, environ 30.000 personnes ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9plac\u00e9es par les inondations provoqu\u00e9es par le d\u00e9bordement de la rivi\u00e8re Rusizi. Nombre d&rsquo;entre elles n&rsquo;ont pas pu rentrer chez elles et continuent de vivre chez des amis et des voisins, ou dans des sites d&rsquo;h\u00e9bergement temporaire. Les nouvelles inondations ont mis \u00e0 rude \u00e9preuve les communaut\u00e9s d&rsquo;accueil qui ont du mal \u00e0 faire face \u00e0 la situation.<img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/global.unitednations.entermediadb.net\/assets\/mediadb\/services\/module\/asset\/downloads\/preset\/Collections\/Embargoed\/12-07-2021-IOM-Burundi-Tanganyika-flood-03.jpg\/image1170x530cropped.jpg\" alt=\"Cette m\u00e8re de cinq enfants a d\u00e9cid\u00e9 de d\u00e9m\u00e9nager, craignant que sa maison ne s'\u00e9croule apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 inond\u00e9e.\" width=\"100%\" height=\"\">OIM 2021\/Lauriane WolfeCette m\u00e8re de cinq enfants a d\u00e9cid\u00e9 de d\u00e9m\u00e9nager, craignant que sa maison ne s&rsquo;\u00e9croule apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 inond\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Le co\u00fbt du changement climatique&nbsp;<\/h3>\n\n\n\n<p>Le long de certaines parties de la c\u00f4te burundaise, o\u00f9 les terres sont particuli\u00e8rement basses, des quartiers sont \u00e0 l\u2019abandon, et de nombreuses maisons sont encore en construction. Les martins-p\u00eacheurs plongent et s&rsquo;envolent \u00e0 travers les fen\u00eatres bris\u00e9es et les roseaux florissants colonisent d\u00e9sormais les salons dans des eaux de deux m\u00e8tres de profondeur. Des plantes envahissantes serpentent le long des murs et se faufilent entre les toitures inachev\u00e9es. Les forces de la nature ont reconquis le territoire de mani\u00e8re provocante et ont forc\u00e9 des milliers de personnes \u00e0 partir.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab Si cela se poursuit jusqu&rsquo;en 2022, les destructions seront \u00e9normes et un inventaire des co\u00fbts \u00e9conomique et humain sera n\u00e9cessaire pour concevoir un plan de rel\u00e8vement \u00bb, d\u00e9clare Gabriel Hazikimana, Directeur de l&rsquo;environnement pour les autorit\u00e9s du lac Tanganyika au Burundi.<br>Selon les donn\u00e9es de l&rsquo;Institut g\u00e9ographique du Burundi, la mont\u00e9e du lac est un ph\u00e9nom\u00e8ne cyclique qui se produit tous les 50 \u00e0 60 ans. Les inondations actuelles sont largement attribu\u00e9es aux changements climatiques.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab Les ann\u00e9es pr\u00e9c\u00e9dentes, lorsque le lac montait, la pluie s&rsquo;arr\u00eatait et laissait le temps au lac de redescendre \u00bb, a d\u00e9clar\u00e9 M. Hazikimana. \u00ab Nous venons de faire une \u00e9tude qui montre que la temp\u00e9rature dans la r\u00e9gion va probablement continuer \u00e0 augmenter, et cela pourrait engendrer davantage de pr\u00e9cipitations. Nous verrons si nous assistons \u00e0 un miracle l\u2019an prochain \u00bb.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>M\u00eame si le niveau du lac recule, sa base de sable risque d&rsquo;\u00eatre contamin\u00e9e par les eaux pollu\u00e9es qui ont amass\u00e9 des d\u00e9chets et des s\u00e9diments contamin\u00e9s (provenant de latrines, par exemple). Pour aller \u00e0 l&rsquo;\u00e9cole, les enfants sont oblig\u00e9s de patauger dans les eaux des crues, ce qui les expose \u00e0 des maladies comme le chol\u00e9ra et le paludisme.<\/p>\n\n\n\n<p>Pour les propri\u00e9taires, les maisons inond\u00e9es repr\u00e9sentent une perte. Leurs fondations sont gorg\u00e9es d&rsquo;eau depuis si longtemps qu&rsquo;elles finiront par s&rsquo;effondrer, posant un risque majeur pour la s\u00e9curit\u00e9 de quiconque ose y retourner.&nbsp;<img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/global.unitednations.entermediadb.net\/assets\/mediadb\/services\/module\/asset\/downloads\/preset\/Collections\/Embargoed\/12-07-2021-IOM-Burundi-Tanganyika-flood-06.jpg\/image1170x530cropped.jpg\" alt=\"Avec la mont\u00e9e des eaux du lac Tanganyika, les Burundais ont besoin d'une aide humanitaire.\" width=\"100%\" height=\"\">OIM 2021Avec la mont\u00e9e des eaux du lac Tanganyika, les Burundais ont besoin d&rsquo;une aide humanitaire.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">La r\u00e9duction des risques de catastrophes est une priorit\u00e9<\/h3>\n\n\n\n<p>Cette situation d\u00e9sastreuse a mis en lumi\u00e8re les efforts en cours visant \u00e0 renforcer la r\u00e9silience des Burundais face \u00e0 ces risques naturels.<\/p>\n\n\n\n<p>La Plateforme nationale pour la pr\u00e9vention des risques et la gestion des catastrophes et l&rsquo;\u00e9quipe de l&rsquo;OIM au Burundi charg\u00e9e de la r\u00e9duction des risques de catastrophe m\u00e8nent \u00e0 bien ces efforts. En collaboration avec OXFAM et gr\u00e2ce au financement de l&rsquo;Union europ\u00e9enne, l&rsquo;OIM au Burundi met en \u0153uvre le projet de r\u00e9duction des risques de catastrophe le plus complet \u00e0 ce jour (officiellement lanc\u00e9 le 7 juillet 2020) et qui s\u2019adressera \u00e0 l&rsquo;ensemble du pays.<\/p>\n\n\n\n<p>Le projet qui en r\u00e9sulte vise \u00e0 lier durablement la r\u00e9ponse humanitaire aux efforts de d\u00e9veloppement.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>En pratique, il s&rsquo;agit de cartographier les zones \u00e0 risque de catastrophes naturelles dans les 18 provinces du pays. Tout aussi important, le projet \u00e9value le niveau de vuln\u00e9rabilit\u00e9 et la capacit\u00e9 du pays \u00e0 r\u00e9pondre aux catastrophes et aux impacts sur la mobilit\u00e9, tout en aidant les autorit\u00e9s nationales \u00e0 \u00e9laborer des plans d&rsquo;urgence \u00e9clair\u00e9s et actualis\u00e9s par province. &nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>La mise en place d&rsquo;une r\u00e9ponse robuste en mati\u00e8re de r\u00e9duction des risques de catastrophe n\u00e9cessite \u00e9galement de renforcer l&rsquo;expertise technique des autorit\u00e9s nationales et locales, en plus d&rsquo;aider les communaut\u00e9s vuln\u00e9rables \u00e0 acc\u00e9der \u00e0 des techniques et outils innovants pour mieux se pr\u00e9parer et r\u00e9pondre aux catastrophes. L&rsquo;une de ces techniques est l&rsquo;\u00e9valuation des risques de vuln\u00e9rabilit\u00e9, un outil existant sur lequel l&rsquo;OIM au Burundi s&rsquo;est appuy\u00e9e pour donner aux communaut\u00e9s les moyens de mieux faire face et de r\u00e9duire leurs vuln\u00e9rabilit\u00e9s en identifiant tous les facteurs de risque.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab Nous devons mieux aligner les strat\u00e9gies de r\u00e9ponse au d\u00e9placement et les plans de protection civile avec notre plan national pour le d\u00e9veloppement et la r\u00e9duction des risques \u00bb, a r\u00e9it\u00e9r\u00e9 M. Gral. Anicet Nibaruta, responsable de la Plateforme nationale pour la gestion des risques de catastrophe du Burundi.<\/p>\n\n\n\n<p>Un autre outil innovant en pr\u00e9paration est une plateforme en ligne qui centralisera tous les ensembles de donn\u00e9es, cartes et rapports dans des formats intuitifs. Les parties prenantes pourront ainsi acc\u00e9der facilement aux informations, r\u00e9sultats et recommandations utilis\u00e9s et g\u00e9n\u00e9r\u00e9s par le projet.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>La sensibilisation \u00e0 la pr\u00e9vention des catastrophes, \u00e0 l&rsquo;att\u00e9nuation de leurs effets et \u00e0 la mani\u00e8re de r\u00e9pondre \u00e0 une situation d&rsquo;urgence n&rsquo;est pas moins importante. L&rsquo;OIM et le gouvernement du Burundi envisagent de s&rsquo;associer aux m\u00e9dias nationaux pour aider \u00e0 mettre en \u0153uvre des mesures de pr\u00e9vention et de r\u00e9ponse par le biais de messages d&rsquo;alerte rapide et d&rsquo;informations s\u2019adressant \u00e0 la population au sens large.<\/p>\n\n\n\n<p>Parall\u00e8lement \u00e0 ces efforts pour pr\u00e9venir les urgences futures, l&rsquo;OIM au Burundi continue de fournir une aide directe, avec des abris et des articles non alimentaires par exemple, gr\u00e2ce au financement de la R\u00e9publique f\u00e9d\u00e9rale d&rsquo;Allemagne, de l&rsquo;Agence am\u00e9ricaine pour le d\u00e9veloppement international et du Fonds central des Nations Unies pour les interventions d&rsquo;urgence.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Cependant, un financement plus important est encore n\u00e9cessaire pour fournir une r\u00e9ponse plus compl\u00e8te au nombre croissant de personnes touch\u00e9es par les inondations et pour pr\u00e9venir d\u2019impacts encore plus d\u00e9sastreux.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><em><strong>Un reportage de l&rsquo;Organisation internationale pour les migrations (OIM) au Burundi.<\/strong><\/em><\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/news.un.org\/fr\/story\/2021\/07\/1100332\">https:\/\/news.un.org\/fr\/story\/2021\/07\/1100332<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00ab Qu&rsquo;allons-nous faire si l&rsquo;eau ne cesse de monter ? \u00bb Cette question est dans tous les esprits des riverains du lac Tanganyika au Burundi : les propri\u00e9taires de maisons, les entrepreneurs et les ouvriers du b\u00e2timent, les agriculteurs, les vendeurs du march\u00e9, les \u00e9coliers, les navetteurs et, bien s\u00fbr, les travailleurs humanitaires et les acteurs du d\u00e9veloppement.<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":4571,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[22],"tags":[],"class_list":{"0":"post-4570","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-analyse"},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/placedesnations.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4570","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/placedesnations.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/placedesnations.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/placedesnations.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/placedesnations.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=4570"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/placedesnations.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4570\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":4572,"href":"https:\/\/placedesnations.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4570\/revisions\/4572"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/placedesnations.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/4571"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/placedesnations.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=4570"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/placedesnations.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=4570"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/placedesnations.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=4570"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}